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Acteurs du data marketing – qui est responsable de quoi (et jusqu'où) ?

Spoiler alert : ce n’est pas toujours celui qu’on croit !

Le 15 mai 2025, la #CNIL a rendu deux décisions très attendues concernant les sociétés #SOLOCAL et #CALOGA, et a profité de l’occasion pour mettre les points sur les « i » (et les responsabilités sur les épaules) des acteurs de la chaîne du data marketing.

Le considérant 14, c’est le nouveau passage incontournable à lire et relire sous un parasol cet été. Il distingue trois profils clés :

  • Le primo-collectant : celui qui récolte les données en premier (souvent un éditeur de site ou une app)
  • L’intermédiaire en data marketing : celui qui structure, enrichit, revend ou partage les données (type DMP ou #broker)
  • L’annonceur final : celui qui utilise les données pour activer des campagnes ciblées.

La CNIL y rappelle que : la qualification retenue par les acteurs eux-mêmes, notamment dans leurs actes contractuels, est non déterminante – ce n’est pas parce que c’est écrit « sous-traitant » dans le contrat que cette qualification sera retenue par la CNIL en cas de contrôle.

Une analyse au cas par cas s’impose, selon :

  • Qui est propriétaire et gère la base de données,
  • Comment elle a été constituée,
  • Qui fait les choix de ciblage (segmentation, etc.),
  • Quel est le niveau d’instruction donné par l’annonceur à ses prestataires.

Ce qu’on retient :

  • Un prestataire de data marketing constituant des bases de données de contact à partir de diverses sources tierces peut être qualifié de responsable de traitement, c’est même la qualification que retient la CNIL concernant les sociétés #Solocal et #Caloga.
  • Un annonceur aussi.
  • Les deux ensemble parfois (vive la co-responsabilité).

Le mot de la fin : en matière de marketing data-driven — tous les acteurs ont potentiellement une responsabilité au regard du RGPD.

Il n’est plus possible de se cacher derrière un « je ne fais que passer la data ».

Au programme pour les acteurs de la chaîne :

  • Revoir la qualification choisie dans les modèles de contrat avec les partenaires data,
  • Revoir la qualification choisie dans les CGV avec ses clients annonceurs,
  • Bref : si la CNIL passe par là, mieux vaut que tout le monde sache qui fait quoi — et pourquoi.

Rendez-vous la semaine prochaine pour l’épisode 2 : « Consentement vs intérêt légitime : le match retour ».